Mercredi 11 mars
On propose une discussion sur le sanisme et la toxicophobie des milieux anarchistes et antiautoritaires. Pour nous ça part notamment de constats basés sur qui continue à être considéréE comme jetable, même dans nos milieux : que ce soit pour les questions d’hébergement ou d’accès aux ressources plus large, les questions d’avec qui on a envie de s’organiser et sur quels critères on juge ce qu’est être un “bon militant” ou pas, sur les questions de quels états de crise sont invisibilisés ou stigmatisés etc. On pense l’isolement et la diabolisation de certaines consos, en opposition à certaines qui sont normalisées (xanax benzos clopes), et le contrôle de l’état sur nos consos, est un angle par lequel se perpétue des oppressions. On veut trouver et créer des imaginaires de révoltes avec des toxs et des tarées, des manières d’être ensemble et de résister face aux hospits forcées kan tu prend pas tes médocs, aux voisin.e.s ki appellent les keufs dès kiels peuvent, aux parents ki harcèlent, etc
Bref, on veut sortir du modèle de charité et de la case de vicos stigmatisées dans laquelles les anars nous mettent, parler concrètement d’entraide et de faire face à la répression, et s’organiser contre les systèmes qui nous maintiennent dans la merde.

